Déchirer ton T-shirt dans ma hâte, arracher les boutons de ta chemise, sauvagement, défaire ton jean avec mes dents. T'arracher l'oreille avec ma bague, par inadvertance, me retrouver collée a l'angle de la bibliothèque, haletante, n'en avoir rien a foutre, oublier l'heure, frissonner toute entière, ne même pas arriver jusqu'à ton lit, finir sur le parquet a t'arracher tes beaux cheveux longs, rouler sous ta table, m'arrêter un instant sur la courbe de tes seins, pour mieux me retrouver les poignets bloqués par tes doigts d'une finesse si puissante.
Profiter de la vue de ta taille pendant que tu explores mon cou de ta langue, et que tu me grognes dans les oreilles. Profiter d'une inattention pour reprendre le dessus, te cogner la tête contre le barreau de ta chaise, me faire pardonner d'un baiser enflammé.
Violence amoureuse, nécessaire, vitale, dans nos satisfactions aux allures de lutte. Égalités chèrement arrachées, bleus, échardes, morsures, courbatures, frustrations, satisfactions d'une violence inouïe, rires d'écorchées vives, rires de sauvages.
Possession haletante, victorieuse, ou non. Exultation violente, de ton corps cambré contre le mien, de tes dents dans mon dos, dans mes sourcils, dans mon cou sur mon ventre, partout. La sensation de mes ongles dans tes omoplates, dans tes cheveux, dans tes cuisses, de tes genoux dans mon ventre, de mes coudes dans le tien, me fait frémir. Ton secouement de tête rageux aussi, ton regard provocateur, ton énergie, tes lèvres retroussées, ton sourire de victoire, ton rictus de défaite.
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