vendredi 31 octobre 2008



Repris le piano aujourd'hui. Déceptions et délices.

Déceptions de voir que pour mes parents, même après 5 mois d'arrêt total, rien n'a changé.
Ma mère continue toujours autant à me gaver de ses histoires de pianistes, et de comment elle entend et sait tout mieux que moi. Alors qu'elle n'a jamais joué une note de sa vie, et que j'en ai fait huit longues années.
Mon père, lui, continue a être toujours aussi peu compréhensif, peu ouvert à mes sentiments, mes inconforts, mes peurs. Car il avait fini par me faire peur, et me dégouter, ce clavier noir et blanc, cette alternance contrastée de bâtons sonores. Cette absence froide de couleur, cette palette d'inconnues et d'infinis possibles. Mais non, lui ne voit toujours que lui, et les soit disant promesses que je lui ai faites. J'ai peur papa, n'entends tu pas?

Délices d'étirer mes doigts engourdis, rigides, malhabiles. De les poser, et de jouer une note au son cabossé. Et de jouer encore, et encore. Et de sentir les muscles se réchauffer, le jeu se délier, et entendre les notes résonner, de moins en moins irrégulières, de plus en plus proches de ce que commandait mon cerveau.
Délices de voir de nouveau mes doigts voleter légèrement, et obéir.
Délices
de voir que ce n'était pas si terrible que ça, que j'y prenais plaisir, en quelque sorte, une fois ma mère chassée.
Délices de rejouer des morceaux oubliés, empoussiérés dans ma mémoire, délices de les voir se réveiller et prendre vie, prendre forme, au bout de quelques répétitions hésitantes.
Délices de récupérer cette partie de moi que j'avais enfermée, par peur que son acide ne dévore le reste.

lundi 27 octobre 2008

Addictions jouissives et destructrices, ne perdez pas le goût de la victoire.


P. a décrété aujourd'hui que j'étais alcoolique. Et je lui ai dit: Mais tu t'es vu?

Ah on fait la paire, y'a pas a dire, et tu sais que malgré tout ce qu'on pourra raconter, après ce qu'on a vécu ensemble, on ne sera jamais loin l'une de l'autre, et encore moins loin du coeur.
Parce que ce lien qu'on a, il est rare. Dieux qu'il est douloureux, on le sait, mais ça n'en rend pas la saveur moins jouissive.

Parce que certaines choses, ils n'y a que toi qui peut les comprendre, et les accepter. Même si parfois putain, tu m'engueules alors que sérieux, tu vaux tellement pas mieux.
Alors ouai, meuf, putain, toi et moi on sera toujours là l'une pour l'autre, et se reprocher nos balafres.

Alors si on habite Paris, c'est pas pour se voir tous les six mois chérie, n'oublie pas.

dimanche 26 octobre 2008

Et si tu me donnais une chance d'être ton fromage blanc?




Il faut être très patient, avait dit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Le Petit Prince, de Saint-Exupéry.


Une chaussette figée à tout jamais sur mon mollet, et ses yeux, seule chose a laquelle se raccorchait mon déjà si fragile équilibre.
Parceque non je ne me fais pas d'illusions, je ne suis pas forte, et bien sûr que je le suis, mais pas contre Elle. Alors je la regarde, et je ne dis rien, parceque c'est quand mes mots briseront le silence que les siens prendront vraiment un sens, celui que j'ai compris, qui sera alors fixé, imprimé, gravé dans la pierre et plus rien n'y pourra être changé.

Je tombais en avant, ou du moins je me sentais tomber. Littéralement. Je me raccrochais à ses yeux en me sentant chuter à terre, sauf que j'étais encore sur ma chaise, et elle appuyée contre le placard blanc, dans sa jupe plissée.
Un vertige horizontal m'aspirait vers toi, et je me sentais partir, sauf que je ne bougeais pas. J'aurais voulu relever tes cheveux, et tout arranger, mais tu sais, j'y arrive pas.

Et tu disait que c'était fini, ce matin, et je ne comprenais pas.
Bien sûr que C. m'avait dit de faire gaffe hier, et bien sûr elle avait raison. Mais j'étais trop bourrée pour l'admettre, et puis a défaut de sentir ton corps contre le mien, je me pressais contre A., en maudissant encore et toujours mon incapacité à me pencher sur ton visage.

Ta taille m'a toujours fascinée, plus accessible que le reste, et si pleine de délices. Je m'y agrippais, mais tu regardais au loin et tu ne sentais rien. Alors je suis partie.

Et tu m'as demandé "quoi?", ce matin, du loin des deux mètres qui nous séparaient, tu n'as sans doute pas compris mon regard. Tu venais pourtant de dire "c'est fini". Et je n'ai rien dit, ou j'ai dit "rien", je ne sais plus. Et je t'ai regardée, encore.
Et ensuite j'ai remonté ma chaussette. C'est là que tout était vraiment écrit.

Et maintenant, je regarde ce coin contre lequel tu t'étais appuyée, coin toujours sous mes yeux, auquel je ne peux échapper, et qui me regarde d'un accusateur. De n'avoir su te comprendre, et venir à toi.
Sauf que j'ai compris, et que je n'ai pas pu.
Toi non plus tu n'as rien fait d'ailleurs, et tu as beau jeu de te plaindre, sachant que je te pardonnerais tout. Et je ne devrais pas te le dire, bien sûr, sauf que je sais que pour toi ça ne changerait rien. Tu seras, en dépit de moi, malgré moi.

Et oui, je ne le nie pas, je te trouve bien injuste à vouloir être libre, et m'avoir pour toi toute seule, et surtout ne pas voir à quel point ce n'était qu'un appel pour toi, tout ça. Mais je ne t'en veux pas plus que ça.

Et oui, ça me pèse que tu ne parles pas, que tu ne dises rien. Que ce ne soit que par ton blog que je puisse être sûre de ce que C. m'avait suggéré. Tu me reproches de ne pas comprendre, mais que dois-je croire? Ce que je pense, ce que tu dis en théorie, ce que tu dis en pratique, ce que tu écris?
Oui, je dois tout croire, ce serait trop simple sinon, pas vrai?

Alors chérie je t'en prie, entends moi. Tu sais que ça n'a pas vraiment un goût de fin tout ça, alors ne pars pas avant d'avoir pu parler vraiment.



Ne te cache pas de moi,
voulait-elle murmurer,
je viens en paix.



mercredi 22 octobre 2008

Parceque chaque femme est vierge, chaque matin, après l'amour. Bazin.



- Girl, my life's a mess.
- Yeah I know that ...
- Lets Peach then.


Beaucoup d'attentes aujourd'hui. Celles d'appréciations, de compréhension, de sonneries libératrices, ou de portes ouvertes sur un "KEUUUWAAAAAAA?!".
Ne voulant sans doute pas pousser son célèbre cri du crapeau en rut aujourd'hui, O. a préféré dormir plutôt que d'entendre la sonnette. Moi j'ai découvert qu'elle faisait pousser des avocats. But well.
Mégot échoué
sur le trottoir, tu resteras seul témoin de mes décomptes effrayés.

Anyway, M. a quand même constaté une vérité tellement aveuglante qu'elle n'a frappé personne. C'est rassurant. Comme une manière de rendre la pensée réelle par le langage. De toute façon, c'pas comme si il restait encore des masses d'initiales en qui je croyais encore.

Le week-end sera bon, très bon, voire magnifique, il semblerait, la semaine fut potable, et après c'est les vacances. Devrais pouvoir y arriver. Je vais y arriver, d'ailleurs.

Juste un rêve inachevé, une action en suspens, comme un sursis indécis, plane, nuage tenace sur mon esprit.

P. me manque. J'peux même plus jouer ma dépressive lyrique a deux heures du mat', c'est lassant. Surtout quand on se dit qu'elle s'éclate en Grèce, et qu'elle s'ébat en plein soleil scintillant sur sa peau nue, en train de chanter Mamma Mia avec Alice-la-nouvelle-Janis-Joplin. OK j'me tais. Surtout que telle que je la connais, la porte de chiottes crie encore un SOS qu'elle cache derrière un sourire triste et des manches longues. Enfin quand on sait que c'est elle qui m'a poussé a rouvrir un new blog, il est tout de même dommage de voir qu'elle n'assiste pas à ma révélation suprème.

Et mon bureau est un véritable foutoir, amas rassurant, désordre artistique laissant parfois échapper des souvenirs échoués là en quelque temps lointain.

lundi 20 octobre 2008

Parceque nous, of course, on est Parisiennes. Et TOC. Surtout qu'après un concert d'Amy MACDO ... nald, nous on peut encore manger au KFC. Ouai.


Samedi c'était le 18 octobre, et comment dirait P., il n'arrive que des bonnes choses le 18 octobre. Evidemment, il y a toujours place pour plus, m'enfin, j'suppose qu'il n'y a pas vraiment de quoi se plaindre.

Samedi soir, donc, direction la Maroquinerie en compagnie d'O. Arrivée à la dernière minute en catastrophe talonnée, car 'of course', c'eut été trop demander qu'elle n'aie pas 30 minutes de retard. N'est-ce-pas?
Quoi qu'il en soit, pas trop mal placées.

Contrairement à mes attentes royalement pessimistes, la première partie fut une véritable perle, dont la découverte inattendue ne fit qu'épicer le goût. Jim Bianco, à la voix very very virile, nous fit rire et planner pendant 40 bonnes minutes.
Mais bientôt, et là, conformément à mes attentes royalement pessimistes, il partit, et c'est longtemps que nous attendîmes la vedette, Amy Macdonald.
Qui ne nous déçut d'ailleurs aucunement.
L'ambiance était totalement magique, le son extraordinaire, et l'audience "really nice". Ouai parceque nous les Parisiens on est tellement trop supérieurs aux Barceloniens et autres Amsterdamgeois. Et TOC.

Redescendre de notre petit nuage n'était pas facile, et un pétard n'aidant pas, échouement stratégique au KFC, sur une table tremblante. Je ne sais d'ailleurs toujours pas ce qu'on a fait a cette pauvre table, mais elle en était en tout cas fortement traumatisée.

La fin de la soirée fut non moins sympathique que le début d'ailleurs, avec une découverte pour O. des ... Simpson le film, bien sûr!

'cause it was a such a great night, sleaping next to you.

dimanche 19 octobre 2008

Un nouveau blog pour une nouvelle vie?


Il m'a fallu 8 mois pour m'y décider, pour m'y résoudre. A ce nouveau blog.
8 mois où Calamity a pris ... une page, où Alex a pris un an, et où moi j'ai beaucoup appris.
Ce n'est pas bien grave. La précédente expérience fut juste un peu trop ... douloureuse, m'enfonçant quand j'allais mieux, s'enfonçant quand j'allais mal, en une chute qui n'avait pas de fin. Car a-t-elle jamais pris fin? Qu'en sais-je? Je m'en suis arrachée à la dernière seconde, avant d'y perdre ma dernière plume.
De nouvelles plumes ont poussé, remplaçant les anciennes, et O. a soigné mes ailes.
L'oiseau vole a nouveau.

Vole-t-il haut? Volera-t-il longtemps? Abreuvez-moi de vos questions supposément pleines de sollicitude, toujours est-il qu'il vole, et que c'est l'essentiel. Vous ne me ferez pas penser le contraire, alors arrêtez d'essayer.

Ce n'était pas facile, de se dire qu'il était temps, de nouveau, car si les textes sans début ni fin, sans queue ni tête s'écrivent encore, ils mettent trop à nu. Ecrire un blog, ecrire tout court, c'est se tenir dénudée, sans rougeurs ni voiles devant ... on ne sait trop qui. Si l'on se cache, a quoi bon?Peut-être me cachais-je tout ce temps pour mieux me protéger.
Dévoiler les petites joies et petites peines, les petits riens du quotidien c'est en dire souvent trop sur soi, plus sur soi que ne le disent les grands évènements. Car ce sont ces petites choses que ne savent que de rares personnes, et qui restent un trésor bien gardé, qui nous définissent.

Enfin, aujourd'hui, j'essaye de ne plus rien cacher. D'être la même pour tous, et de ne pas avoir 10 facettes différentes par personne. Encore que ne s'adapte-t-on pas à son interlocuteur?

Mais je préfère rester Moi.

Alex, un peu de rien, beaucoup de tout. Tocs & trucs.


  • Je suis en L, j'ai 17 ans.
  • Je vis dans un bordel, et j'pense que c'est tant mieux.
  • Je ne supporte pas qu'on regarde dans mes placards.
  • Je vous fais totalement confiance si je vous laisse toucher à mon ordinateur.
  • J'ai un porte bonheur, c'est un sous vêtement, et je souffle encore mes cils.
  • Je ne suis pas supersticieuse.
  • J'aime les filles.
  • Je n'aime pas appeler les gens.
  • Je lis beaucoup de tout, et peu de classiques.
  • J'aime le noir, j'aime le blanc, et j'aime les couleurs. Surtout les mélanger.
  • Je suis capable de tout, parfois de rien.
  • J'ai des blocages ridicules qui me pourrissent la vie.
  • J'ai des envies de vert.
  • Je fais mes devoirs à 2h du matin, ou a l'heure d'avant. Si je les fait.
  • Je peux vous aimer un jour, vous haïr l'autre. Pour un mot, pour un rien, pour une montagne que je n'avais pas vue.
  • Je hais le rose.